CFORP -  Le centre d'innovation pédagogique
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Un peu de musique avec Mimi O’Bonsawin

À première vue, en entrant dans la salle, je ne savais pas trop à quoi m’attendre de cet atelier. Cheveux rastas et coquillages autour du cou, le style bohème qu’arborait la conférencière et les multiples instruments qu’elle avait apportés telle une guitare, un ukulélé, un bâton, etc. me laissaient bien perplexe. Eh bien, laissez-moi vous dire que mes premières impressions étaient trompeuses. Effectivement, j’ai été agréablement choyé de pouvoir participer à un atelier enrichissant sur le rythme et la rime donnée par Mimi O’Bonsawin, une jeune femme métisse donc de parents francophones et autochtones.

 

Pétillante et pleine d’énergie positive, Mimi a d’abord entamé l’atelier en nous présentant un concept de base : notre existence est composée d’histoires et celles-ci nous affectent dans notre vie. L’auteure, compositrice et interprète a clamé qu’elle avait décidé de voir la vie avec des lunettes créatives et qu’elle s’inspirait de son entourage pour écrire ses chansons. Elle nous a invités à prendre des notes ainsi qu’à nous inspirer d’histoires autour de nous pour écrire des chansons dans notre quotidien. Puis, elle nous a dit que même si ce n’était pas pour publication, la création d’une chanson permet de se défouler et procure alors un sentiment de bien-être. En tant que joueur débutant de ukulélé, il était intéressant de constater qu’effectivement, la musique

peut être une cure.

 

La partie interactive de l’atelier était stimulante pour tous. Mimi nous encourageait au partage d’expériences, d’histoires ou encore d’idées pour créer, selon moi, un échange autour de la musique. La première des activités constituait à faire une session d’écriture automatique sur l’objet qu’elle présentait à l’avant, soit un tambour sur lequel il y avait une libellule. Plusieurs participantes et participants de l’atelier ont pu alors exprimer leurs pensées et émotions au sujet de cette mystérieuse libellule. Une autre activité intéressante que nous avons vécue était une minute de méditation pendant que toutes les participantes et tous les participants ont entonné en chœur une même note vocale. Au début, cela semblait loufoque toutefois lorsque l’activité a été réalisée avec sérieux et engagement, une ambiance de sérénité s’est fait ressentir dans la salle.

 

Pendant tout l’atelier, je pensais à la valeur des notions apprises en milieux scolaires. La musique pourrait véritablement s’avérer une échappatoire de la réalité pour les adolescents, pour lesquels le passage au secondaire peut être complexe. Aussi, la musique peut devenir une véritable passion pour certains, tandis que pour d’autres, cela peut favoriser les liens sociaux. Par exemple, dans mon entourage, mon groupe d’amis est composé de musiciens et je constate que la musique réunit, amuse, passionne et guérit. En ce qui concerne l’éducation, la musique mérite d’être encore plus encouragée auprès des élèves partout en Ontario.

 

Bref, le tout s’est terminé par la chanson « Ma song » de Mimi, composée en « franglais ». C’est une belle chanson qui terminait en beauté l’activité. Je suis sorti de l’atelier, sourire aux lèvres, en repensant au message de Mimi : « La musique coule dans nos veines et fait partie de nous… »

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Écrit par

Je suis un élève de l’école secondaire catholique Casselman du Conseil scolaire du district catholique de l’Est de l’Ontario. Je participe à la conférence TAC2017 en tant que journaliste-éditorialiste. Je suis en 12e année.

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