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La dureté du mental

L’intégration des technologies… ça change quoi?

Depuis quelques années, l’intégration des technologies est une priorité dans bien des écoles, pour toutes les bonnes raisons qu’on connaît. Ça augmente notre efficacité, facilite notre travail, nous stimule… Mais qu’est-ce qui a changé pour les élèves? C’est une question qu’on doit se poser à mon avis, si on veut parler de transformer l’expérience d’apprentissage des élèves. Changer la façon dont les élèves vivent l’école, vivent l’apprentissage.

« Alors, qu’est-ce que l’intégration de la technologie a changé pour les élèves jusqu’à présent? »

Je choisis volontairement le verbe « vivre », parce qu’il faut être vivant, allumé, dans le moment présent, pour faire des apprentissages durables, pour développer ses talents, ses passions. Alors, qu’est-ce que l’intégration de la technologie a changé pour les élèves jusqu’à présent?

Sir Ken parlait d’une approche… organique

Récemment, je faisais un retour sur cette vidéo et aussi sur celle-ci de Sir Ken Robinson pour essayer de voir comment notre vision de l’éducation a évolué depuis les cinq à sept dernières années, et pour vérifier si nos pratiques s’alignent avec les messages de Sir Ken qui ont été à l’origine de bien des discussions au sujet de l’ère numérique depuis quelques années.

Au moment où les vidéos ont été publiées, Sir Ken suggérait trois intentions fondamentales à l’éducation :

  1. Économique : Comment préparer nos élèves à prendre leur place dans une économie changeante, imprévisible et mondiale?
  2. Culturelle : Comment développer l’identité culturelle (communauté) de nos élèves à l’ère de la globalisation?
  3. Personnelle : Comment développer la variété d’habiletés, de talents et de passions de chacun de nos élèves?

Le no 3, soit l’aspect personnel, l’idée de personnaliser l’éducation et d’amener chaque élève à éclore me stimule vraiment.

Toujours selon Sir Ken, l’éducation est très linéaire. C’est vrai. Il suffit de penser à notre planification. Or le développement humain est un processus organique. C’est logique. On ne peut pas apprendre pour les élèves, comme un agriculteur ne peut faire pousser une plante. On peut simplement créer les bonnes conditions pour y arriver. Les conditions. C’est tout ce qu’on contrôle. Le reste, c’est organique. C’est vivant. Ça nécessite de l’entretien. C’est exigeant. C’est imprévisible parfois. Et ça marche!

Conditions « climatiques! »

conditions climatiquesDans une récente vidéo, Will Richardson nous présente les conditions qui favorisent l’apprentissage durable pour les élèves d’aujourd’hui.

 

Mentalité?

Également, on parle de plus en plus du growth mindset de Carol Dweck. De la mentalité de croissance. Avoir la mentalité de croissance, le dire, c’est une chose. Passer à l’action, que les élèves vivent une pédagogie issue d’une mentalité de croissance, c’est une autre chose.

« Le virage à l’ère numérique, c’est davantage une question de mentalité que d’intégration des technologies. »

J’assistais justement à la conférence Learning and the Brain il y a quelques semaines. Une conférence qui portait sur le mindset. Je vous partage des messages clés de deux présentateurs.

Voici quelques messages clés de Robert B. Brooks :

  • Lorsqu’on change de mentalité, nos stratégies changent.
  • Le bonheur et le bien-être mènent au succès.
  • La mentalité de croissance, c’est surtout une question de climat scolaire, d’intelligence émotionnelle et d’entraide.
  • Si on veut que les élèves apprennent mieux, il faut générer en eux des émotions positives.

Dans la même veine, Kathleen Cushman a abordé une question fondamentale pour l’amélioration de nos écoles :

Comment pouvons-nous faire en sorte que l’élève se sente chez lui à l’école, qu’il ait un sentiment d’appartenance?

Six stratégies sont à déployer pour y arriver selon elle :

  1. Développer des structures qui nous aident à bien connaître tous nos élèves.
  2. Créer intentionnellement un esprit de communauté.
  3. Établir des normes de respect, de participation et de réflexion au sein de l’école.
  4. Déterminer des gestes réparateurs collectifs et logiques.
  5. Offrir un curriculum personnalisé.
  6. Développer la voix de l’élève.

Je termine en vous partageant une image qui nous a été présentée dans le cadre de la conférence Learning and the Brain. Beau visuel pour les adultes et pour les élèves!

capture d’écran

capture d’écran

Dureté du mental!

Finalement, on constate que le virage à l’ère du numérique, c’est davantage une question de mentalité que d’intégration des technologies. C’est logique quand on y pense. D’ici quelques années, la technologie sera ubiquiste, tout le monde va savoir où cliquer. Mais qu’est-ce qui aura changé fondamentalement pour les élèves? Dans quelles conditions nos élèves vivront-ils l’école, l’apprentissage? C’est une question humaine. C’est une question organique. C’est une question de mentalité. La dureté du mental… en action!

Et vous, où est votre focus?

Merci de vos commentaires…

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Cofondateur d’escouadeÉDU, ​Marius est conférencier, coach et consultant. Il met sa passion pour le leadership au service de l’éducation. Sa mission est d’aider et d’inspirer les leaders à exprimer leur plein potentiel, à avoir un impact positif sur les gens autour d’eux et à obtenir de meilleurs résultats dans toutes les sphères de leur vie.
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Marius est également conférencier, formateur et coach certifié chez The John Maxwell Team.

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